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CESO : Les organisateurs de courses outdoor se fédèrent


Trail, raid, triathlon, VTT, cyclosportives... Se sentant menacés de disparition avec l’arrêt des épreuves sportives, les organisateurs de courses outdoor s’unissent au sein d’un Collectif événementiel sportif outdoor (CESO) pour défendre leurs intérêts dans le contexte sanitaire actuel.

« Le Collectif souhaite informer les pouvoirs publics sur la réalité économique et sanitaire de ce secteur d’activité et les alerter sur les graves difficultés qu’il traverse depuis un an », indique le communiqué. Une trentaine de courses s’affichent aujourd’hui sur le site du collectif, parmi lesquels l’UTMB et l’Ecotrail, la franchise Ironman, les épreuves d’Extra Sports comme la Saintélyon, ou encore la Trans’Jurassienne... Cette initiative reçoit le soutien des fédérations de tutelle FFA, FFTri, FFC et des organisations professionnelles USC, OSV, Sporsora. « En France, le sport ne se résume pas au sport spectacle, à la pratique sportive en club ou individuelle. Le sport en France, c’est également 14 000 événements outdoor organisés annuellement, réunissant de 100 à 50 000 participants. Cinq millions de coureurs, trailers, cyclistes, vététistes, triathlètes, fondeurs..., français ou étrangers, se donnent rendez-vous chaque année sur le plus beau des terrains de jeux : nos villes, nos campagnes, nos montagnes », expliquent les signataires. Le mouvement a été initié par Patrick Basset, médecin et cofondateur de Dokever, prestataire santé-secours de grandes épreuves comme l’UTMB. Dès l'été dernier, à travers sa fondation Ultra Sports Science, Patrick Basset a réuni un panel de médecins et de scientifiques « afin d’analyser le bénéfice-risque relatif à la tenue d’événements sportifs en plein air. Tous les signaux penchent en faveur d’une reprise progressive et rapide des événements outdoor. Aucun cluster n’a été recensé parmi les événements outdoor organisés entre juillet et octobre 2020. Le risque de transmission en extérieur est très faible s’ils se déroulent selon des protocoles sanitaires éprouvés, en plein air, sans générer de rassemblement statique ». Et d’ajouter : « Il est aujourd’hui établi qu’une pratique sportive régulière permet de vivre plus longtemps en bonne santé physique et mentale, réduit les dépenses de l’Assurance Maladie et améliore la productivité en entreprise. » Aujourd’hui mobilisé sur la crise sanitaire, le CESO ne s’interdit pas demain de défendre d’autres causes, « comme l’accès aux sites naturels », nous indique Patrick Basset.//


photo UTMB-F.Oddoux