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Jérôme Valentin, USC « Le VTTAE a un très fort potentiel de croissance »

October 8, 2018

Sur un marché français du cycle 2017 estimé à 2,8 millions d’unités (+0,2%) et 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires (+9,6%), le VAE pèse 9% du volume mais tire les ventes en valeur (31%). Le point avec Jérôme Valentin, président de l'Union Sport & Cycle (USC).

 

Le vélo à assistance électrique (VAE) n’en finit pas d’affoler les compteurs. Avec une croissance de 90%, il atteint précisément 254 870 vélos vendus en 2017 pour un chiffre d’affaires de 399 M€. Le prix moyen d’un VAE atteint 1 564 €, devant celui du vélo de course à 1 404 € et celui du VTT à 396 €, selon l’observatoire annuel de la fédération.

« Le VAE relance la pratique du vélo dans son ensemble. Il va continuer à porter notre industrie pour les 5 ou 10 années à venir. C’est une source d’innovation très excitante ! », lance Jérôme Valentin, président de l’Union Sport & Cycle. Si les ventes en France rattrapent celles des Pays-Bas, elles sont en revanche encore très loin de celles de l’Allemagne, qui caracolent vers le million de vélos électriques, « soit 25% de pénétration ». L’explication de cet écart tient notamment, selon le président, à la structure très différente des deux marchés : « Le VAE est d’abord arrivé par le vélo de ville, ce qui correspondait parfaitement au marché allemand qui est à 60% urbain, tandis que le marché français est à 60% loisirs, le démarrage a donc été plus lent chez nous. »

 

 

Le segment qui progresse le plus parmi les VAE est celui du VTT à assistance électrique, qui atteint 14% des ventes, à 35 340 unités. « Le VTT-AE a un très fort potentiel de croissance. Le point essentiel, c’est que les sportifs l’ont vite adopté. Cela modifie complètement la perception que l’on peut avoir du vélo à assistance électrique. Les réticences du début sont vite tombées. Il y a même aujourd’hui une forte adhésion du milieu ». Au point que les fédérations de cyclisme et de moto se disputent la compétition dans une ambiance… électrique. « La compétition est importante ; comme dans tout sport, elle cautionne la pratique. Entre la Fédération de cyclisme et la Fédération de moto, ce n’est finalement qu’une question de limite de territoire. Il y a deux catégories de VAE, ceux de 25 km/h considérés comme des vélos et ceux de 45 km/h qui entrent dans la catégorie des cyclomoteurs. Il suffirait de dire, ne revendiquons pas ce qui n’appartient pas à notre périmètre », estime Jérôme Valentin.

 

Derrière la vitrine sportive, le marché des loisirs s’organise. « L’autre aspect important, c’est la dimension touristique de la pratique, en particulier dans les stations, avec la mise en place de circuits adaptés et le développement de la location. Les loueurs ont affiné leur business model. Ils achètent le vélo au prix de gros, puis le revendent au même prix après 12 ou 24 mois pour ne pas perdre de la valeur. Il y a cinq ans, les loueurs achetaient surtout des entrées de gamme, mais ils se sont aperçus qu’ils avaient moins de problèmes de maintenance avec des produits de qualité et qu’ils les revendaient mieux ». Le VTT électrique apparaît comme un réel outil de développement touristique des territoires. « Je pense que le VTT à assistance électrique a tous les ingrédients pour croître très rapidement. D’énormes progrès ont été faits par les industriels. Il reste maintenant à bien orchestrer son développement », souligne le président. 

 

Autant le milieu du VTT a été prompt à adhérer à l’électrique, autant celui de la route a été plus réticent. Mais la digue a fini par rompre. « Ça y est, tous les fabricants de vélos de route s’y sont mis. Tout le monde reconnaît qu’il y a une vraie demande et qu’il faut y répondre ».  

Si le VAE est entré sur le marché par le vélo urbain, c’est donc par le vélo loisir qu’il va accélérer son rythme de croissance. « Le potentiel dans l’Hexagone est d’1 million de VAE », estime le président.

EG

Photos ©Haibike, ©Rossignol

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