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Mavic : dernière ligne droite pour les repreneurs

La reprise de l'équipementier cycliste Mavic suscite l’intérêt, si l’on en juge par les 14 offres de reprise déposées le 19 juin. Pour la plupart des PME, des entrepreneurs mais aussi des industriels et des fonds d’investissement, dont dix sont français.



Contacté le 1er juillet par Outdoor Experts, le Comité social et économique (CSE) de Mavic, tenu à la confidentialité, reconnaît toutefois que six offres se détachent du peloton. « Depuis le 25 juin, nous rencontrons tour à tour l’ensemble des repreneurs potentiels pour échanger sur leurs projets », explique son porte-parole Gérard Meunier. Avec quelques surprises, bonnes ou mauvaises, puisque les candidats ont jusqu’au 10 juillet pour améliorer leur offre et apporter de solides garanties bancaires. « La difficulté aujourd’hui est de faire un choix parmi les projets intéressants, qui présentent de vraies avancées pour la société ».


Dans le lot, certains sont des industriels, d’autres bénéficient d’une force de frappe financière, voire les deux. Parmi lesquels, le très remarqué trio composé de l’avocat d’affaires Didier Poulmaire et de Ronan Le Moal (ex-DG du Crédit Mutuel Arkéa et co-créateur du fonds West Web Valley), accompagnés du quintuple vainqueur du Tour de France, Bernard Hinault. Mais aussi le plus discret groupe familial Bourrelier, fondateur de Bricorama ; l’équipementier automobile Beringer Saint-Jean, basé dans le Rhône ; le groupe métallurgique anglo-singapourien Liberty House (qui a racheté en 2017 la marque écossaise de vélos Shand Cycles) ; la start-up annécienne Whattfornow (qui s’est distinguée dernièrement par la reprise des vélos Time au groupe Rossignol) ; la marque californienne d’équipements Fox ; l’équipementier Ixow ; le fabricant de moyeux norvégien Kindernay ; le groupe de e-commerce PumpedShops (cycletyres.com, lecyclo.com) ; le fonds d’investissement Pelican Venture ; ou encore un groupe de manageurs annéciens emmenés par Olivier Salaun (ex-PSB Industries) et Patrick Marias (TFL France), sans omettre le tisseur ardéchois Chamatex, intéressé seulement par l’activité softgoods.

Pour le CSE de Mavic, le meilleur repreneur doit remettre l’humain au cœur de l’entreprise et conserver les emplois sur le bassin annécien.

Côté calendrier, le CSE devra rendre un avis le 15 juillet, tout comme les administrateurs, pour que le tribunal de commerce de Grenoble, qui a prévu de se réunir le 16 puisse statuer dans les quatre à cinq jours suivants. Sauf report…

//Patricia Rey