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  • Rédaction

Asics porté par la vague du running dans toute l'Europe

Asics Europe (EMEA) a enregistré une augmentation de 23 % de son chiffre d'affaires net consolidé sur tous les canaux de distribution de janvier à septembre 2021, par rapport à la même période l'an dernier. Le résultat d'exploitation a augmenté de manière significative pour atteindre 111 millions d'euros, indique la firme nippone dans un communiqué.


Depuis le début de l'année, Asics EMEA a enregistré une croissance de 24 % par rapport à l'année dernière sur ses ventes de gros, avec des augmentations en Allemagne (26 %), en France (27 %), au Royaume-Uni (8 %), en Italie (49 %) et dans la Péninsule Ibérique (42 %). En 2021, ASICS a gagné 7,6 % de parts de marché dans la catégorie chaussures de running techniques de plus de 90 euros dans l'UE-5 (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Espagne) par rapport au troisième trimestre 2020, selon les dernières données de l'institut NPD.



« C’est délicat de parler en termes positifs de cette crise mais le sport et le running en particulier en sont sortis gagnants », répond promptement Arnaud Leroux, directeur marketing Europe du sud d’Asics quand on l’interroge sur l’après-Covid. Mais les chiffres le prouvent : depuis le premier confinement, en mars 2020, la pratique du running a le vent en poupe. Selon l’Observatoire du running 2020, étude menée par l’agence Sport Heroes et l’Union Sport & cycles, le nombre de runners a augmenté de 12,5%, malgré les contraintes imposées par la crise sanitaire. « On se demandait si cela allait retomber en 2021, mais le marché du running sur le premier semestre 2021, si on le compare au semestre 2020, est en croissance de 11% », poursuit-t-il. En termes de pratique, trois tendances se distinguent :


La féminisation de la pratique, les femmes représenteraient 60% des nouveaux pratiquants de course à pied dont le nombre est estimé à 1,4 million. « On n’est pas très bon sur ce point, regrette Arnaud Leroux. Nous ne sommes qu’à 24% de part de marché chez les femmes, contre 44% chez les hommes. Peut-être parce que la marque a trop parlé technique or on sait, sans misogynie, que les femmes sont moins tournées vers la compétition et la performance. On veut opérer un rééquilibrage de notre approche, appuyer plus fort sur les valeurs qu’on prône : un esprit sain dans un corps sain. Et cela nous permettra de re-séduire, si je puis dire, les femmes».


Le rajeunissement des pratiquants. « Sur le premier semestre de 2021, quasiment 85% de la croissance vient des 30-45 ans alors que le marché est généralement plus âgé, autour de 40-45 ans ».


Le développement du trail, qui est en croissance de 42% sur cette même période. Leader sur le secteur route, l’équipementier japonais occupe la deuxième place du secteur trail, après Salomon, et ambitionne d’en devenir le leader - en témoigne, notamment, son partenariat avec la mythique SaintéLyon dont la prochaine édition devrait avoir lieu dans la nuit du 27 au 28 novembre. « En France aujourd’hui, le trail représente 30% du marché du running. On est à 26% donc légèrement plus faible mais nous y travaillons et rattrapons notre retard », insiste Arnaud Leroux.


Autre tendance, les modifications du comportement d’achat chez les consommateurs français. Un constat confirmé par l’institut NPD qui estime que les ventes sur Internet de chaussures et produits textiles pour la course à pied ont augmenté de 34% en 2020 pou représenter une part de marché de 29%. « En Allemagne, 40% des actes d’achat se font on-line sur la chaussure du running. On en est loin mais la tendance persiste. Cette praticité plaît, poursuit le directeur marketing. Il faut donc que l’engouement qu’on souhaite créer sur un stand physique se retrouve sur nos sites. Ils manquaient de conseils, de contenus, n’étaient pas toujours attirants… » La marque a mis en place plusieurs dispositifs pour aider les pratiquants à mieux s’équiper pour limiter le risque de blessure. Et ce, en association avec Dr Good, aka Michel Cymes et un regroupement d’experts, médecins, kinés ou podologues. Et de conclure : « leur expertise complète la nôtre. Notre rêve ? Que les 13 millions de personnes qui courent en France soient sensibilisées à cette cause, aient une meilleure compréhension de leur foulée. Quelqu’un qui comprend son besoin et, in fine, profite de la pratique, qu’il achète ou pas Asics ou pas, c’est gagné pour nous ».


// G.Diaz