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Rossignol, Look, Salomon : 3 anniversaires, 3 trajectoires

Rossignol, Look, Salomon. 1907, 1947, 1947. Trois anniversaires, trois marques nées du ski, trois entrepreneurs : Laurent Boix-Vives, Jean Beyl, Georges Salomon. Le financier, l’inventeur et l’artisan.



Si Rossignol a vu le jour il y a 110 ans dans l’atelier de menuiserie d’Abel Rossignol, la véritable naissance du groupe date cependant de 1956, au moment de son rachat par Laurent Boix-Vives, qui en a fait le n°1 mondial des skis. En 1956, l’atelier Salomon venait tout juste de se lancer dans la fabrication de fixations de ski à câbles. Le début de l’aventure.

Rossignol et Salomon, les deux champions tricolores de l’industrie du ski, ont longtemps fait l’objet de comparaisons et de face-à-face. Le fabricant de skis versus le fabricant de chaussures et fixations. Complémentaires, avant que le premier se diversifie dans les chaussures, le second dans les skis… Mais cela fait longtemps que Rossignol et Salomon ne skient plus en parallèle. Par leurs tailles, leurs périmètres d’activités, leurs structures, les deux acteurs historiques ne présentent plus autant de similitudes qu’auparavant. A part le fait d’avoir l’un comme l’autre des actionnaires scandinaves.

De la même manière, il n’y a aujourd’hui plus beaucoup de points de comparaison entre Look et Salomon, qui étaient les deux grands compétiteurs de la fixation de ski des années 70. Hormis que les deux entreprises ont été créées la même année, en 1947, par deux passionnés de technique. Toutefois Jean Beyl était plus ingénieux que bon gestionnaire. Après un parcours chaotique, une partition de ses activités, la marque Look est aujourd’hui plus connue pour ses vélos d’exception et ses pédales automatiques, que pour ses fixations.

Rossignol, Look et Salomon ont cependant en commun d’être des marques fortes, fondées sur de solides valeurs qu’elles doivent à trois entrepreneurs emblématiques. EG

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